10 célèbres punchlines politiques

De Louis XIV à George W !

Ils ont marqué l’Histoire … et leurs petites phrases aussi !
Voici 10 punchlines que l’on connaît encore.




« Qui m’aime me suive! »

punchlines politiques

Et oui, cette phrase, encore employée aujourd’hui au quotidien, vient d’un politique …
D’un roi, en fait : Philippe VI de Valois (1293 – 1350), choisi pour succèder à son cousin germain, le roi Charles IV, décédé sans héritier.

Le Comte de Flandres, Louis Ie de Nevers, profite de son sacre pour lui demander de l’aide : les milices flamandes fragilisent son autorité sur ses terres.

Philippe VI est plutôt pour intervenir, mais beaucoup des barons lui conseillent d’attendre.
Le connétable de France, Gautier de Chatillon, rassure le Roi en disant : « Qui a bon coeur trouve toujours bon temps pour la guerre ».
A quoi Philippe VI, galvanisé, répond : « Qui m’aime me suive ».


« L’Etat, c’est moi ! »

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Si « La République, c’est » Mélenchon (!), l’État, c’est Louis XIV (1638 – 1715) !

Il aurait prononcé cette phrase le 13 avril 1655 devant le Parlement, pour rappeler qu’avant l’autorité parlementaire, il y a le Roi Soleil !


« Après nous, le déluge ! »

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Dans la cour de Versailles, il y a les conseillers du Roi, mais aussi les favorites qui ne sont pas en reste, question politique.

Près de Louis XV (1710-1774) : sa maîtresse, Madame de Pompadour (1721 – 1764), qui a rendu célèbre ce proverbe déjà répandu à l’époque.
La marquise l’a prononcé au Roi, pour lui remonter le moral après la défaite française à la bataille de Rossbach.


« Impossible n’est pas français. »

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Napoléon Ier est LE spécialiste de la phrase historique !

En 1808, l’Empereur part à la conquête de l’Espagne.
Lorsque l’armée française est bloquée au pied d’un col, il ordonne à son régiment de chevau-légers polonais de prendre les positions espagnoles.
Ses lieutenants trouvent l’opération impossible. Ce à quoi Napoléon répond :
« Comment ? Impossible ! Je ne connais point ce mot-là ! Il ne doit y avoir pour mes Polonais rien d’impossible ! »

Son ministre Fouché améliore la formule lorsqu’il lui rappelle, dans une autre occasion :
« J’aurais dû me rappeler que Votre Majesté nous a appris que le mot impossible n’est pas français. »


« Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. »

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C’est ce qu’a promis Winston Churchill, à la Grande-Bretagne, dans son premier discours en tant que Premier ministre britannique.
Le , la Chambre des communes est majoritairement opposée à la guerre contre l’Allemagne nazi.
Cependant, Churchill en comprend la nécessité et impose sa position au peuple, notamment grâce à ce discours et les deux suivants (« We shall fight on the beaches » et « This was their finest hour »). 


« Ne demandez pas à votre pays ce qu’il peut faire pour vous … »

« … Mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

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Signé John Fitzgerald Kennedy, 35ème président des États-Unis.
La phrase est prononcée le vendredi 20 janvier 1961 dans son discours d’investiture qui dure 13 minutes et 59 secondes.
JFK y expose son programme, « Nouvelle Frontière », axé sur l’éducation nationale, l’intégration raciale et l’esprit des pionniers américains.


« Un idéal pour lequel je suis prêt à mourir » 

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Le 20 avril 1964, Nelson Mandela, déjà emprisonné pour incitation à la grève, est jugé à Pretoria pour sabotage, haute trahison et complot.
Dans un discours de 30 minutes, il expose au tribunal son engagement politique.

« Au cours de ma vie, (…) j’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère accomplir. Mais si nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Nelson Mandela est condamné à la perpétuité et passe 27 ans en prison.


« Vous n’avez pas le monopole du coeur ! »

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10 mai 1974.
Débat de l’entre deux-tours de l’élection présidentielle française.
Deux candidats : à gauche, François Mitterrand et à droite, Valéry Giscard d’Estaing.

Mitterrand évoque une répartition des richesses plus juste :
« C’est presque une question d’intelligence, c’est aussi une affaire de coeur. »

Giscard d’Estaing lui répond en répétant à trois reprises : « Vous n’avez pas le monopole du coeur ». La punchline contribue à le faire élire.


« Un nombre de plus en plus important de nos importations viennent de l’étranger. »

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Cette lapalissade ne peut être que de Georges W. Bush !
De 2000 à 2008, le 43ème Président des États-Unis souffre d’une image négative, d’homme manquant de culture et d’intelligence.
Pas sûr que cette phrase prononcée à la radio en septembre 2002 l’ait beaucoup aidé !


« Pourquoi tu ne te tais pas ? »

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« ¿Por qué no te callas? » …
Ce qu’a crié Juan Carlos Ier, roi d’Espagne, à Hugo Chávez, président du Vénézuela lors d’un sommet ibéro-américain en 2007.
Le monarque s’énerve lorsque l’homme d’état qualifie un ancien président du gouvernement espagnol, José María Aznar, de « fasciste », « pire qu’un serpent »

La phrase devient un slogan anti-Chávez, qui refait monter la côte de Juan Carlos en Espagne.

Plus de mots et d’Histoire !




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