18 Expressions désuètes mais drôles !

Sauvons la langue française !

On ne les utilise presque plus … et c’est bien dommage !
Voici 18 expressions désuètes qu’il faut réhabiliter au plus vite.

Être fagotté comme l’as de pique

Être mal habillé

Le fagot désigne un paquet de branchages ramassés à la va-vite.
Et pourquoi l’as de pique ?
Parce qu’il rappelle la forme du croupion de la volaille.

L’expression évoque donc la saleté et le manque de soin.

Tailler une bavette

Discuter

Rien à voir avec le boucher !
La bavette désigne le haut de la robe des avocats, qui parlent tant que l’argot les appelle « baveux » !

Se tirer la bourre

Lutter pour gagner

Une expression qui s’emploie de moins en moins, alors qu’on dit toujours « être à la bourre ».
Alors, la « bourre », qu’est-ce que c’est ?
L’ensemble des poils de certains animaux que l’on doit retirer avant le tannage de la peau.

C’est un peu fort de café !

Quand on est surpris par un comportement ou une information

Une expression datant d’une époque où l’arabica était la plus forte des boissons à avaler …
Et puis il y eût l’absinthe !

Rabattre le caquet

Faire taire un prétentieux

Avant de pondre, les poules caquettent .
L’expression assimile donc leur gloussement sec et fier aux bavardages interminables des pipelettes insupportables.

Passer à la casserole

La version à peine plus soft de « se faire sauter »

Une expression pré-« Me too » qui sent bon mauvais le machisme !
On l’utilise encore pour évoquer les relations sexuelles plus ou moins consenties d’une femme apeurée ou contrainte.

En avoir une couche

Être stupide

Alors, une couche de quoi ?
D’ignorance, tiens !

En deux coups de cuillère à pot

expressions désuètes

Rapidement

Parfois en deux coups, mais d’autres en trois, quatre ou cinq !
Dans tous les cas, ces expressions désuètes viennent des cantines militaires, où les soldats affamés vidaient frénétiquement la gamelle.

Avoir les grelots

expressions désuètes

Avoir peur

Quand on est effrayé, le corps tremble, les dents claquent
Des bruits significatifs qui peuvent rappeler le son de clochettes.

S’en soucier comme d’une guigne

expressions désuètes

S’en ficher

La guigne est une petite cerise, donc un fruit sans valeur …
Sauf si vous cuisinez un clafoutis !

Attention !
Quand « on a la guigne », ça n’a plus à voir avec le fruit, mais avec le guignon, l’anti-bakara aux jeux.

Courir le guilledou

Courir le jupon !

L’expression vient de l’union d’un vieux verbe « guiller » (séduire) et de l’adverbe « doux ».
Une façon de dire « draguer facilement ».

La semaine des 4 jeudis

Jamais

Il y a quelques décennies, le jour libre des écoliers n’était pas le mercredi, mais le jeudi.
Le meilleur moment de la semaine, d’autant plus que l’Église permettait de faire gras ce jour-là.
Aujourd’hui, on dirait presque « la semaine des 4 dimanches »
Et en effet, ça n’arrive jamais !

C’est parti, mon kiki !

expressions désuètes

Go !

Un classique des années 1970.
Rien à voir avec le « Kiki de tous les kikis ».
Ce vieux mot s’employait pour désigner la gorge.
On disait ainsi « s’en jeter un dans le kiki » quand on buvait un coup !

Maigre comme un coup de trique

N’avoir que la peau sur les os

La trique est un bâton, en effet très mince, qui s’utilisait pour faire tomber les grains de blé.
Aujourd’hui, l’objet a davantage une connotation sexuelle.

Laisser pisser le mérinos

expressions désuètes

Laisser courir !

Ne vous inquiétez pas !
Laissez donc le mérinos, un mouton de race espagnole, faire ce qu’il veut, où il veut !

À la mords-moi-le-nœud

À la « va-vite », mal fait

Dans les années 1990, on disait « à la one again bistoufly » !
Mais avant ça, l’expression était sexuelle et pouvait se dire « à la mords-moi-le jonc », « le doigt » ou carrément « le zizi ».

Payer rubis sur l’ongle

Payer cash

Étrangement, rien à voir avec la pierre précieuse, mais plutôt avec l’œnologie.
On « fait rubis sur l’ongle » quand on vide son verre de vin rouge en n’y laissant qu’une seule goutte.
Le vin entièrement bu est devenu l’argent entièrement versé !

Être soupe au lait

expressions désuètes

Être susceptible

On n’en mange plus, mais à une époque, la soupe de légumes pouvait contenir du lait.
Et que fait le lait quand il bout ? Il déborde !
Comme les gens qui se fâchent à la moindre contrariété, qu’il faut « surveiller comme le lait sur le feu » !

Source

Bernard Pivot, 100 Expressions à sauver

2 Commentaires

    • D’après mes recherches, cette phrase aussi attribuée à Henri IV est un jeu de mot d’historiens …
      Mais on aimerait qu’elle soit historique !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*