Citations : « L’Amour aux temps du choléra »

« Elle court, elle court, la maladie d’amour … »

À l’adolescence, Florentino Ariza et Fermina Daza vivent un amour passionnel et contrarié. Ils ne se retrouveront qu’au troisième âge.
Voici quelques citations issues du roman, « L’amour aux temps du choléra ».
De quoi vous donner envie de le (re)lire …

Un homme amoureux et patient 

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Mais il eut l’intime conviction que les êtres humains ne naissent pas une fois pour toutes à l’heure où leur mère leur donne le jour, mais que la vie les oblige de nouveau et bien souvent à accoucher d’eux-mêmes.

Des questions insidieuses adressées à lui d’abord puis à sa mère suffirent au médecin pour constater une fois de plus que les symptômes de l’amour sont identiques à ceux du choléra.

« Il est laid et triste (…) mais il est tout amour. »

Le coeur possède plus de chambres qu’un hôtel de putes.

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Une femme fatiguée des conventions

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Les gens que l’on aime devraient mourir avec toutes leurs affaires.

« Nom d’un chien, comment peut-on être aussi heureuse pendant tant d’années, au milieu de tant de coups durs, de tant de disputes, sans savoir si c’est ça l’amour. »

« Non, dit-elle. Je sens la vieille. »

« Qu’ils aillent se faire foutre, dit-elle. S’il y a un avantage à être veuve c’est bien de n’avoir personne sur son dos. » 

Un couple qui dure

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Il disait : « Le problème du mariage, c’est qu’il meurt toutes les nuits après l’amour et qu’il faut le reconstruire tous les matins avant le petit déjeuner. »

Que deux personnes sans liens de parenté, se connaissant à peine, possédant des caractères différents, une culture différente, et même deux sexes différents, se vissent condamnées de but en blanc à vivre ensemble à dormir dans le même lit, à partager deux destinées peut-être faites pour aller chacune leur chemin, lui semblait contraire à toute raison scientifique.

Dans la solitude du palais, elle apprit à le connaître, ils se découvrirent l’un l’autre, et elle comprit soudain, débordante de joie, que l’on aime ses enfants non parce qu’ils sont des enfants mais parce qu’en les élevant on devient leur ami.

Ils avaient vécu ensemble assez de temps pour comprendre que l’amour est l’amour, en tout temps et en tout lieu, et qu’il est d’autant plus intense qu’il s’approche de la mort.

Un jour, il lui avait dit une chose qu’elle ne pouvait concevoir : les amputés ressentent des crampes, des fourmillements à la jambe qu’ils n’ont plus et qui leur fait mal. Ainsi se sentait-elle sans lui et le sentait-elle là où il n’était plus.

Un jour, au comble du désespoir, elle s’était écriée : « Tu ne vois donc pas combien je suis malheureuse. » Sans se fâcher, il avait ôté ses lunettes d’un geste bien à lui , l’avait inondée de l’eau diaphane de ses yeux puérils et en une seule phrase l’avait écrasée de tout le poids de son insupportable sagesse : « N’oublie jamais que, dans un bon couple, le plus important n’est pas le bonheur mais la stabilité. » Dès les premières solitudes de son veuvage, elle avait compris que cette phrase ne dissimulait pas la menace mesquine qu’elle lui avait alors attribuée mais le diamant qui leur avait donné à tous les deux tant d’heures de bonheur.

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Un couple qui se reforme

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Ce fut au tour de Florentino Ariza de voir la mort en face ce même après-midi, lorsqu’il reçut une enveloppe avec un bout de papier arraché à la marge d’un cahier d’écolier avec la réponse écrite au crayon noir sur une seule ligne : C’est d’accord, je vous épouse si vous me promettez de ne jamais me faire manger d’aubergines.

Il y a un siècle, ils m’ont fait chier jusqu’à la gauche à cause de ce pauvre homme parce qu’on était trop jeune, et maintenant ça recommence parce qu’on est trop vieux.

Florentino Ariza, en revanche, n’avait cessé de penser un seul instant à Fermina Daza après que celle-ci l’eut repoussé sans appel à la suite de longues amours malheureuses, et depuis lors s’étaient écoulés cinquante et un ans, neuf mois et quatre jours.

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