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Coluche, Desproges, Le Luron : Comparons les grands de l’humour !

Les anticonformistes des années 70 – 80

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Trois styles, trois maîtres de l’humour.
Lequel préférez-vous ?

Coluche

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Le Point Fort : La Provoc’

Coluche était un fou du roi : un insolent caustique qui écorchait le pouvoir. Il commentait l’actualité avec liberté de ton et une impertinence ponctuée de grossièretés.
Au-delà de son irrévérence, Coluche se voulait en empathie avec ceux qui souffrent, autant qu’il était intraitable avec les puissants.

Le Point Faible : La présidentielle

En février 1980, Coluche est viré de la radio RMC pour avoir moqué Giscard D’Estaing.
Pour contourner la « censure », il annonce le 30 octobre qu’il se présente à la présidence. Sa candidature devient sérieuse et les sondages lui donnent 16% d’intention de vote.
L’aventure politique tourne court : victime de menaces, il abandonne en mars.

Le Trait de Génie : Les Restos du Cœur

Le 14 octobre 1985, Coluche crée cette association qui gère une banque alimentaire.
Pour promouvoir les Restos, l’humoriste utilise son image et celle de ses amis célèbres : leurs spectacles Les Enfoirés contribuent au financement des repas.

La Postérité : La Loi Coluche

Sur TF1, Coluche propose en janvier 1986 un dispositif légal qui est désormais inscrit dans les articles 230 et 238 bis du code général des impôts.
Les contribuables ayant fait un don à des associations caritatives peuvent bénéficier d’une déduction fiscale.

Entre eux : Le faux mariage par Coluche et Le Luron

Une parodie du mariage d’Yves Mourousi, connu pour son homosexualité dans le milieu parisien.

Pierre Desproges

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Le Point Fort : La Langue

« Mon seul métier, c’est l’écriture ».
Desproges avait commencer en rédigeant des brèves insolites à L’Aurore. Son style presque littéraire a perduré sur scène, à la radio et à la télévision.
Son humour grinçant, parfois violent, toujours culotté, s’appuie sur le maniement de la langue française.
De longues phrases, des mots désuets, des propos érudits, une syntaxe étudiée … Pour arriver à la chute décalée.

Le Point Faible : Un sale caractère

Pierre Desproges était un perfectionniste. parfois difficile, jaloux du succès des autres.

Son manque de confiance lui faisait piquer des colères mémorables contre son staff.
Souvent les génies sont irascibles …

Le Trait de Génie : L’annonce de sa mort

Le 18 avril 1988, Pierre Desproges décède d’un cancer, sans avoir jamais perçu l’ampleur de sa maladie.
Sa femme Hélène envoie une dépêche à l’AFP : « Pierre Desproges est mort d’un cancer. Étonnant, non ? ».

Entre eux : Desproges sceptique au sujet des Restos du Cœur

La Postérité : La Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède

Sa célèbre pastille qui se termine toujours avec un « Étonnant, non ? »

Thierry Le Luron

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Le Point Fort : La Caricature

Le Luron est un héritier de l’humour chansonnier et le précurseur de l’imitation moderne.
Il savait reproduire les voix, mais s’amusait surtout des tics de langage et défauts d’attitude de ses victimes.
Avec un look impeccable de premier de la classe, ses sketchs satiriques (co-écrits avec Bernard Mabille) taillaient des costumes aux personnalités du show biz et de la politique, de Dalida à Chirac.

Le Point Faible : Une personnalité paradoxale

Thierry Le Luron est un homme complexe : monstre de scène malgré sa timidité, mondain mais seul …
Victime de son époque, il cache son homosexualité, organisant même des unes de journaux avec de fausses fiancées (notamment son amie complice, la chanteuse Dani).
Le public ne saura, bien après sa disparition, qu’il était atteint du sida.

Le Trait de Génie : Sa précocité

Le Luron abandonne ses études à 17 ans pour débuter dans de petits cabarets puis à la télé. Très vite, il remplit Bobino et vend des centaines de milliers d’exemplaires de l’enregistrement de son spectacle.
Déjà vedette, il quitte le foyer familial à 19 ans et part s’installer dans un hôtel particulier.

Entre eux : Interview Desproges / Le Luron imitant Giscard d’Estaing

La Postérité : « L’emmerdant, c’est la rose »

Parodie de la chanson – hommage aux socialistes et à Mitterrand : « L’important, c’est la rose » de Gilbert Bécaud.

1 commentaire pour “Coluche, Desproges, Le Luron : Comparons les grands de l’humour !”

  1. L’humoriste que je préfère parmi les trois bien que j’adore coluche est sans aucuns doutes Pierre Desproges pour sa valeur et remarquable aisance littéraire et je pense bien plus insolent que coluche plus travaillé et plus fin plus littéraires avec un sens de l’absurde so-British et grinçant à mon avis le seul styliste après guerre osant s’attaquer et fustiger son époque en abordant des sujets plus ou moins tabous que d’autres humoristes n’aient pas oser aborder et n’hésite pas à trancher parfois dans ses prises de positions les formes et le fond artiste dégagé comme il aimait le dire ses références littéraire bien sur Georges Brassens et Alexandre Vialatte entres autres et ses proches familles Jean- Louis- Fournier et Guy Bedos tout à son honneur de l’avoir aider pour son premier spectacle Desproges est quelqu’un de la langue Française et du verbe qu’il maniait avec énormément de talents indépendant de caractère il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce génie de l’humour pas comme les autres celui qui lui resemble le plus et c’est élogieux et flatteur c’est bien entendu Gaspard Proust les mêmes postures et airs chafouin des thèmes récurrents comme la nazisme les idéologies les religions les politiques liste non exhaustifs Deproges plus insolent que Coluche etc !

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