Le sens caché des comptines : interdit -18 !

Entre la chanson paillarde et le film gore …

Les comptines qui font peur 

Petit voyage au pays de la cruauté (torture, violence, cannibalisme, châtiment …) !

« Il était un petit navire » … Mangeons le mousse !

On s’en doutait : cette comptine, qui a plusieurs siècles, est à l’origine un chant de marins. Elle était donc entonnée par de grands gaillards, habitués aux vicissitudes des longues traversées et à la rudesse de la vie en mer.
Et si les premières strophes se laissent facilement reprendre par nos enfants modernes, la seconde partie est souvent oubliée. Et on comprend pourquoi !
La comptine raconte comment des marins affamés tirent à la courte paille pour désigner celui d’entre eux qui passera littéralement à la casserole. Le sort désignant le plus jeune, ses aînés débattent sur son mode de cuisson !
En somme, un Cauchemar en Cuisine sur la mer !

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« Une souris verte » … ou les douces joies de la torture !

Cette comptine est une énigme pour la plupart des gens. Pour rassurer les enfants, on en fait une sorte de poème surréaliste digne de Paul Éluard.
Que nenni !
Elle aurait été écrite suite à la Guerre de Vendée (1793-1796) et décrirait les tortures subies par un soldat.
En tout cas, référence à un vendéen malmené par des républicains ou pas, la torture, elle, est franchement explicite dans la chanson !

comptinesAvec le temps, certaines strophes ont été ajouté, histoire d’édulcorer la cruauté avec du burlesque.
« Je la mets dans ma culotte … Je la mets dans mon chapeau … ». Mais a-t-on réellement estompé son côté glauque ? Pas sûr …

« Jean petit qui danse » … ou faisons la ronde autour de la roue !

Exemple type de l’humour noir de nos ancêtres !
Car cette comptine, sensée apprendre l’anatomie aux tout-petits, est en fait la description scandaleusement joyeuse d’un supplice (l’exposition publique sur une roue juste après un écartèlement).
Oh, que c’est festif !comptines

« La légende de St Nicolas » … ou le repas de Noël qui change de la dinde !

Un classique des compils de chants de Noël pour enfants. Alors oui, la comptine donne la part belle à Saint Nicolas (Santa Claus), figure équivalente au Père Noël, et tout est bien qui finit bien.
Mais avant ça, c’est tout de même la « charmante » histoire de trois enfants qui sont découpés par un boucher (inspiration du Père Fouettard).
Cruel oui, mais pragmatique !
(Ça rappelle le scénario de Delicatessen (1991) de Jean-Pierre Jeunet.)

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Les comptines qui parlent de sexe

Si vous ne savez pas comment aborder la sexualité avec vos enfants, surtout, un conseil … Évitez cette façon-là !

En prévention …

« À la pêche aux moules » … ou comment éviter un viol en réunion !

Rendue populaire par Jacques Martin, qui en fit l’hymne de son émission télé Le Petit Rapporteur (1975), cette comptine date en fait du XVIIIème siècle. Sous ses airs guillerets, elle décrit le trouble d’une jeune fille face aux « gens de la ville » (dans la version originale, « les garçons de Marennes »). Il faut dire qu’ils pourraient lui dérober à plusieurs son « panier » … Autrement dit sa virginité.
Alors attention aux bords de mer !

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« Promenons-nous dans les bois » … Gare au grand méchant loup !

Autre comptine qui met en garde contre ces vilains hommes tous obsédés sexuels !
Attention aux bois dangereux et sombres …

« Gentil coquelicot » … Alors si même les oiseaux s’y mettent !

« Les hommes ne valent rien … et les garçons encore bien moins », dixit un rossignol (symbole de la passion).
Du coup, attention AUSSI aux jardins !

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« Il était une bergère » … et ron et ron petits polissons !

Une comptine du XVIIème siècle qui a valeur d’exemple. Voici l’histoire d’une jeune fille qui cèda aux avances d’un homme et qui le regretta amèrement. Décryptons les paroles qui ne sont que métaphores !

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Les expressions « Laisser le chat aller au fromage », « tuer son petit chaton », évoquent les relations sexuelles hors mariage.
Quant au « père », à qui elle se confesse, c’est évidemment un prêtre qui troque la pénitence contre la pénitente !

« La mère Michel » … Chronique d’un mariage arrangé

Ainsi, la dame a perdu sa virginité (toujours le chat, qui ne reviendra plus). Mais heureusement, les voisins s’entraident déjà en 1721 (première date d’apparition de la comptine) et le père Lustucru se pose en sauveur. Avec un mariage à la clé ? Qui sait …

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… Ou pas !

Parce que certaines comptines font carrément l’apologie de la sexualité débridée!

« Nous n’irons plus au bois » … Marquise et maisons closes !

Une comptine qui s’explique avec deux pans de l’Histoire.

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À la fin de son règne, un très âgé Louis XIV oublie ses années de gaudriole et se tourne vers la religion. Influencé par sa dernière épouse, la très pieuse Madame de Maintenon, il ordonne la fermeture des maisons de prostitution, identifiées par une branche de laurier sur la porte. Il faut dire que beaucoup d’ouvriers travaillant à Versailles étaient morts suite à une MST, alors ça commençait à faire brouillon !

Bien des années après, en 1753, la favorite du roi Louis XV, la marquise de Pompadour, se voit attribuer ce qui deviendra le Palais de l’Élysée. En remerciement pour ses bons et loyaux services, comme dirait l’autre !
C’est alors que naît cette comptine qui évoque également un épisode plus personnel.
D’après certains historiens, la maîtresse du roi était atteinte de leucorrhée, maladie gynécologique qui rendait difficiles ses rapports sexuels. Avec le temps, la marquise était devenue son « amie indispensable » mais n’était plus sa maîtresse. Pour combler les ardeurs du roi et garder ainsi sa position de favorite, elle lui organisait des « fêtes privées » au Parc aux Cerfs.
Ainsi, bien que « les lauriers étaient coupés », il pouvait continuer « d’embrasser qui il voulait » !

« Il court, il court, le furet » … La vie secrète du clergé !

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Sens caché facile à découvrir : il s’agit simplement d’une contrepèterie. Inversez le « c » et le « f » dans la première phrase, et voici ce que chantent les enfants !
En réalité, la comptine est une critique acerbe de la politique du régent, le duc Philippe d’Orléans (à la mort de Louis XIV). Il est attaqué par le biais de son principal ministre, le cardinal Guillaume Dubois, très proche des dames de la cour.

« Au clair de la lune » … Les soirées sont longues sans télé !

Si la comptine est rendue populaire fin XVIIIème, il semblerait qu’elle soit bien plus ancienne. Elle a donc fait l’objet de très nombreuses interprétations et de changements dans les paroles.
Cependant, une de ses versions originales faisait clairement référence à la sexualité. Quelques exemples : « battre le briquet » expression signifiant « faire l’amour », et « ma chandelle est morte » représentant une panne sexuelle.

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« La rirette » … La chanson paillarde explicite

Impossible de faire passer cette comptine pour enfantine, même avec la meilleure volonté. On comprend donc pourquoi ce n’est plus la plus chantée dans les écoles !

« Savez-vous planter les choux » … Dis, comment on fait les bébés ?

Les petits garçons y naissent bien ! Sans rentrer dans les détails, la comptine est en fait le kama sutra du Moyen-Âge.

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