Guillotine : Les dernières phrases célèbres

 Jusqu’au bout, dignité et humour noir

« Je vous demande pardon, je ne l’ai pas fait exprès. »

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On lui prête une phrase sur le pain et la brioche.
Elle s’est surtout illustré avec ces derniers mots vérifiés.
Marie-Antoinette, l’épouse du roi de France, Louis XVI, est exécutée le 16 octobre 1793.

Sa dernière phrase n’est pas pour le peuple qui la déteste.
Mais pour son bourreau, le célèbre Sanson (qui ne chôma pas, pendant la Révolution française !).
En effet, au moment de monter sur l’échafaud, l’Autrichienne lui écrasa le pied par inadvertance !

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« Tu montreras ma tête au peuple ;
elle en vaut bien la peine. »

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Révolutionnaire de la première heure, Danton fut guillotiné le 5 avril 1794, pour s’être opposé à Robespierre.

Orateur hors pair, on connaît notamment son célèbre : « Il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! ».
Il n’est donc pas étonnant que ses dernières minutes de vie aient été ponctuées de « petites phrases ».

Déjà, lors de son procès, Danton s’adressa aux juges (en leur envoyant des boulettes de pain !) :
« Mon individu sera bientôt dans le néant ; mais mon nom est déjà à la postérité. »

En entendant sa condamnation, il s’écria : « Qu’on nous mène à l’échafaud : nous avons assez vécu pour la gloire ! »
Puis : « J’entraîne Robespierre, Robespierre me suit. » (Ce qui se réalisa le 28 juillet suivant !)

Au pied de l’échafaud, Danton eût une pensée pour sa famille, mais se reprit aussitôt, prononçant la phrase citée plus haut.
Puis, lorsque le bourreau l’empêcha d’embrasser un autre condamné, il lui lança :
« Misérable, tu n’empêcheras pas nos têtes de se baiser dans le panier. »

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« Je meurs le jour où le peuple a perdu la raison ;
vous mourrez le jour où il l’aura recouvrée. »

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Cette sentence acerbe est de Marc David Alba Lasource, député à la Convention nationale, qui fut guillotiné le 31 octobre 1793.
Un autre Girondin que Robespierre, le Montagnard, punit …

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« – Tu trembles, Bailly ?
– Oui, mais c’est seulement de froid. »

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Le 12 novembre 1793, c’est un spectateur qui interpelle ainsi Jean Sylvain Bailly, le premier maire de Paris.
Mais l’Histoire s’en souvient surtout comme d’un brillant mathématicien et astronome.
Qui n’aurait pas dû se lancer en politique, et encore moins pour défendre Marie-Antoinette …

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« Voilà comment devait finir le premier apôtre de la liberté. »

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Phrase que l’on attribue à Camille Desmoulins, guillotiné le 5 avril 1794.
Cet avocat est une des figures majeures de la Révolution française.
Encore un qui paya son amitié avec Danton !

Quant à la comparaison avec un apôtre, si elle vous paraît un peu exagérée, sachez qu’il avait déjà fait pire !
Lors de son procès, il prononça :  « J’ai trente-trois ans, âge du sans-culotte Jésus, âge critique pour les patriotes. »

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« Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort … »

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Les révolutionnaires n’étaient pas que des hommes !
Parmi les figures féminines importantes, on compte la femme de lettres Olympe de Gouges.
Une des premières féministes qui militait pour l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle fut guillotinée le 2 novembre 1793, pour avoir accusé Robespierre d’être un dictateur en puissance …
Vues ses victimes, il faut croire qu’elle avait raison !

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« Liberté ! Que de crimes on commet en ton nom … » 

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Sans doute la plus connue des citations au pied de l’échafaud …
Mais peut-être pas la plus véridique !
Elle est attribuée à Manon Roland, l’égérie du parti girondin, guillotinée le 8 novembre 1793. 

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« J’ai bien le droit d’être curieuse, je n’en avais jamais vu ! »

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Charlotte Corday est entrée dans l’Histoire pour avoir poussé ses convictions jusqu’à l’assassinat.
En l’occurence celui de Jean-Paul Marat, le député montagnard qui prenait tranquillement son bain !

Étant donné sa dernière phrase, il semblerait que ce 17 juillet 1793,  elle oublia un instant que la guillotine lui était destinée !
La curiosité est un vilain défaut …

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« Il pleut, il pleut, bergère …« 

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On dit que Fabre d’Églantine aurait chanté cette comptine révolutionnaire (et oui !) avant d’être guillotiné le 5 avril 1794 …
Mais l’anecdote la plus drôle est que peu avant l’échafaud, l’homme de lettres se serait lamenté de n’avoir pas pu terminer un poème.
Et que Danton (sur le point d’y passer aussi) lui aurait répondu :
« Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers … » !

« J’arrive à la mort par une mauvaise route, j’y monte par un escalier… »

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Même si la Révolution française donna beaucoup de travail aux bourreaux, la guillotine a aussi servi aux criminels.
Parmi eux, Pierre François Lacenaire, qui perdit (officiellement) la tête le 9 janvier 1836.
Assassin revendiqué, il n’en était pas moins adulé des femmes. Sans doute pour son côté poète.

On lui attribue également la phrase : « Voilà une semaine qui commence mal. »
(À tord, puisque le 9 janvier tombait un samedi …)

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« Monsieur le curé, je vais mourir et vous jouez aux devinettes … »

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Un des plus célèbres serial killer français, qui fit de son procès un one-man show
Landru, l’assassin de femmes qui reçut 4000 lettres d’admiratrices, dont 800 demandes en mariage, fut guillotiné le 25 février 1922.

Lorsqu’on lui proposa un verre de rhum et une dernière cigarette, il répondit : « Ce n’est pas bon pour la santé. »
À son avocat, qui lui demandait de passer aux aveux : « Cela, Maître, c’est mon petit bagage … »
À la Cour : « Si les femmes que j’ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n’ont qu’à déposer plainte ! »

Et à l’aumônier venu lui demander s’il croyait en Dieu, la phrase citée ci-dessus …
Un aplomb terrifiant.

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« Ça ne va pas être beau … »

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Le 25 mai 1946, le docteur Petiot a ainsi l’attention d’empêcher son avocat de regarder son exécution …
Et pourtant, l’homme n’est pas d’une nature délicate !

Celui que la presse appelle le « docteur Satan » porte bien son surnom.
Il est condamné pour le meurtre de 24 personnes (minimum), dont les restes sont trouvés dans une cave de l’horreur.

Dialogue avec le procureur pendant le procès :
« – Ta gueule !
– Vous n’avez pas de déclaration à faire ?
– Je viens de la faire ! »

Avec l’avocat qui le réveille le jour de l’exécution :
« – Ayez du courage, Petiot, c’est l’heure.
– Tu me fais chier. »

Monstrueux … et vulgaire en plus !

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