Les Expressions sexuelles que vous utilisez sans le savoir !

La langue française est une vicieuse !

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous utilisez TOUS LES JOURS, et depuis l’enfance, des expressions sexuelles, pour ne pas dire carrément pornographiques !

L’affaire est dans le sac !

Aujourd’hui : Le tour est joué, Done !
Au XVIème siècle : Et c’est parti, mon kiki ! Ou comme dirait Jean-Claude Dusse (Les Bronzés font du ski) :

expressions sexuelles

Et ne vous trompez pas, ici, le sustantif « affaire » est au masculin, car il s’agit du pénis !
Alors quand « l’affaire est dans le sac », c’est « une bonne affaire » !

Donner du grain à moudre

Aujourd’hui : Donner matière à parler, à faire …
Autrefois : Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire « on entre ici comme dans un moulin ? » ? Et quoi de plus fréquenté qu’une maison close ?
Et bien voilà ! « Donner du grain à moudre », c’est faire appel à une prostituée.

Je ne mange pas de ce pain-là !

Aujourd’hui : Non, monsieur ! Je me refuse à commettre cette action immorale ! (Souvent prononcé sur un air outré et revendicatif).
Autrefois : Belle métaphore boulangère à qui l’on doit encore une évocation des fesses, les « miches ».
Le « pain » était le pénis en érection. Alors, logiquement … Qui sont donc les boulangères ?!
Voilà ! « Ne pas manger de ce pain-là », c’est donc ne pas fréquenter les filles de rue.
Ça nous fait forcément penser à Pagnol et à sa Femme du Boulanger (1938) …

On n’est pas là pour enfiler des perles !

Aujourd’hui : Refuser de perdre son temps à des bagatelles !
Autrefois :  Avoir des relations sexuelles évidemment. (D’ailleurs la « bagatelle », ça veut bien dire ce que ça veut dire !)
L’expression ne date pas d’aujourd’hui. Pour preuve, cette citation de Rabelais dans Gargantua, son roman de 1534.

« O, dist Spadassin, par Dieu, voicy un bon resveux ! Mais allons nous cacher au coing de la cheminée, et là passons avec les dames nostre vie et nostre temps à enfiller des perles ou à filler comme Sardanapalus. Qui ne se adventure perd cheval et mulle, ce dist Salomon. » Chapitre 33

Poser un lapin

Aujourd’hui : Ne pas se rendre à un rendez-vous et faire attendre quelqu’un.
Au XIXème siècle : En quelque sorte, il était déjà question de mauvaise éducation.
Puisque qu’il s’agit de ne pas payer une prostituée après ses services.

Tirer son épingle du jeu

Aujourd’hui : Savoir se sortir victorieux ou indemne d’une situation délicate.
Autrefois : On disait « jouer à cache l’épinglette » pour évoquer une relation sexuelle.
Retirer l’épingle avant la fin du jeu, c’est donc un coït interrompu !

Se mettre à table

Aujourd’hui : Passer aux aveux.
Autrefois : Pratiquer le sexe oral.
Pour le moins, une évolution sémantique intéressante !

Avoir la puce à l’oreille

Aujourd’hui : Se douter de quelque chose …
Autrefois : Les femmes utilisaient cette expression pour avouer leur excitation sexuelle.
Note culturelle : La Puce à l’Oreille est un vaudeville de Georges Feydeau créé en 1907, dans lequel tous les personnages se soupçonnent mutuellement d’adultère !

Qu’est-ce qu’elle fait, ta soeur ?
Elle bat le beurre !

Aujourd’hui : Euh … Certes ! Cette plaisanterie de cours d’école est un peu datée … Elle a un temps été remplacée par les vannes sur « Ta mère est tellemet grosse que … »
Autrefois : « Battre le beurre »ou « baratter » veut tout simplement dire « coïter ».
Et dans le même ordre d’idée, la « crème » était une image pour le sperme. On parie que vous ne direz plus de personne que « c’est une crème » sans y penser ?!

Avoir un pépin

Aujourd’hui : Avoir un souci.
Autrefois : Logiquement, on le comprend, il s’agit de tomber enceinte sans l’avoir voulu. « Avoir un polichinelle dans le tiroir ».
Bien qu’avant le XIXême siècle, « avoir un pépin » voulait simplement dire « avoir le béguin ».
Mais du béguin au bébé, il n’y a qu’un pas !

Passer sur le billard

Aujourd’hui, et depuis 1916, cette expression se réfère à l’univers médical, le « billard » étant synonyme de la table d’opération chirurgicale.
Avant ça, l’expression fait bien référence au jeu (qui d’ailleurs a été inventé au Moyen-Âge).
Et pour rappel, on y joue avec des boules et une queue …
Voilà, vous avez tout compris !

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Être à la bourre

Aujourd’hui : Être en retard.
Autrefois : « Être passé sur le billard » et « ne pas enfiler les perles » !

Jeter le bébé avec l’eau du bain

Aujourd’hui : Se défaire d’une chose ou sortir d’une situation sans prendre la peine de séparer le bon du mauvais.
Autrefois : Pour éviter « le pépin », les femmes tentaient une méthode contraceptive approximative. Elles lavaient leurs parties intimes, juste après un rapport sexuel. Ce n’est donc pas une expression imagée !

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Remettre les pendules à l’heure

Aujourd’hui : Recadrer quelqu’un, mettre les points sur les i.
Autrefois : Et oui, même cette expression n’est pas innocente !
Sans vous faire un dessin, disons qu’il s’agit de « guider l’aiguille sur le cadran » … Vous avez compris ?! On disait aussi « mettre le Pape dans Rome » !

De fil en aiguille

Continuons avec l’aiguille (le pénis donc) !
Aujourd’hui : Suivre une progression logique.
Au XVIème siècle : Se faire sodomiser (on disait « s’en faire filer une aiguillée »).

Reprendre du poil de la bête

Aujourd’hui : Allez, hop, on reprend courage !
Autrefois : « remettre ça », « remonter sur la bête », « se remettre en selle » … Faire l’amour une nouvelle fois.

Se faire passer la bague au doigt

La minute romantique ? Pas du tout ! 
Aujourd’hui
 : Recevoir une demande en mariage.
Autrefois : Pas de promesse éternelle, juste avoir un rapport sexuel !
Puisque la « bague » représente le vagin, le « doigt » est … Ben voilà quoi !

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En baver

Aujourd’hui : Passer par une situation difficile.
Autrefois : À peu près le même sens … Mais lorsque vous êtiez atteint d’une maladie vénérienne ! En particulier la gonorrhée ou « chaude-pisse », aux symptômes évoqués dans cette expression … et que nous ne vous décrirons pas !
Allez voir sur doctissimo !

Un bouche trou

Aujourd’hui : Un remplaçant très peu valorisé !
Autrefois : Faut-il vraiment vous l’expliquer ? Après avoir lu les définitions précédentes, cette expression sexuelle nous apparaît plus qu’évidente ! Elle est d’ailleurs également utilisée par Rabelais dans Gargantua. Un bon vivant pornographe, semble-t-il !

C’est chouette !

Aujourd’hui : C’est super !
Autrefois : Sodomiser (la « chouette » faisant référence à l’anus).

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