Queen : Les débuts de Freddie, Roger, Brian et John

Beaucoup plus précis que le biopic !



Freddie Mercury, l’irremplaçableFreddie Mercury

Enfance

Farrokh Bulsara est né le 5 septembre 1946 sur la petite île de Zanzibar (côte sud ouest de l’Afrique).
Ses parents appartiennent à la communauté parsi, peuple perse chassé d’Iran au VIIIème siècle et réfugié dans la région de Bombay (Inde).

Le jeune Farrokh y commence ses études à neuf ans.
Dans les internats britanniques qu’il fréquente, il développe son goût pour le sport, les arts, notamment la musique lyrique.

Il passe ses premières années scolaires à Saint-Peter, un internat britannique en Inde.
Ses copains de classe trouvaient son prénom trop difficile à prononcer.
Farrokh devint alors Freddie, surnom que même ses parents se mirent à utiliser.

La musique, le dessin et … le ping-pong !

Il apprend à jouer du piano et forme un premier groupe avec des camarades de classe, The Hectics (« les Trépidants »).

En 1963, il retrouve sa famille à Zanzibar, où son père est comptable pour les autorités britanniques.
Mais, un an plus tard, la décolonisation pousse les Bulsara à s’installer dans la banlieue de Londres.

Freddie finit sa scolarité au Ealing College of Art et en parallèle, cherche à intégrer un des nombreux groupes de rock qui se forment alors au Royaume-Uni.

Pendant sa scolarité à Saint-Peter, il gagna le tournoi de ping-pong !
Freddie Mercury était un très bon élève, et aussi en sport.

Freddie Mercury entreprit des études d’illustration graphique au Ealing Art College de Londres, où sa famille se réfugia dès 1964. Sans jamais délaisser la musique, il créa une ligne de vêtements et de courtes bandes dessinées pour de petits journaux locaux.

En 1968 il chante pour Ibex, qui devient Wreckage, puis pour Sour Milk Sea en 1969.
Jusqu’au jour où son colocataire Tim Staffell lui annonce qu’il quitte son propre groupe, Smile.

Il prit le nom de Mercury, à la suite de la composition de la chanson My Fairy King qui parle d’une « Mother Mercury ».

Passions

Engagé comme chanteur, Freddie Mercury en devient rapidement le leader et réalise de nombreuses modifications.
Smile change de nom et de style : Queen, avec son apparât et sa théâtralisation, est né.

À la fois exubérant et timide, généreux et méfiant, assumant son homosexualité tout en prônant son amour pour sa meilleure amie Mary Austin, Freddie Mercury vit l’éternelle insatisfaction du perfectionniste.

Freddie Mercury admirait la puissance vocale et de jeu de Liza Minelli, et bien entendu, était un fou d’opéra.
Mais, passionné de danse classique, en 1979, il fut invité comme danseur du Royal Ballet de Londres.
Ce fut sa seule expérience professionnelle de ballet.

La postérité

Il décède le 24 novembre 1991 des suites d’une pneumonie, le jour après avoir annoncé publiquement qu’il était atteint du SIDA.

Freddie Mercury décéda le 24 novembre 1991, un jour après avoir annoncé publiquement qu’il était atteint du sida. Les funérailles suivirent les rites zoroastriens (religion monothéiste de l’Iran ancien qui tire son nom de son fondateur Zarathoustra). Les parents de Freddie Mercury appartenaient à la communauté parsi (descendants iraniens installés en Inde).

En 2016, des chercheurs ont analysé scientifiquement la voix de Freddie Mercury. Sa technique a été comparée à celle des moines tibétains, qui font ressortir l’harmonique inférieure de leur voix par la vibration de leurs bandes ventriculaires. Les scientifiques ont également découvert que les cordes vocales de Mercury vibraient plus rapidement et de manière plus irrégulière que la moyenne.

Roger Taylor, l’autodidacte


Né en 1949, Roger Meddows Taylor est un batteur au parcours étonnant.
À l’âge de huit ans, il choisit d’apprendre à jouer de l’ukulélé.
Il forme ensuite un petit orchestre de skiffle (musique folklorique, d’influence jazz, country et blues, qui connaît son heure de gloire dans les années 50 au Royaume-Uni).
Il est également enfant de choeur à la cathédrale de Truro, où il grandit.
Puis il apprend seul à jouer de la guitare. 

Attiré par les percussions, Roger Taylor découvre son talent grâce aux casseroles de sa mère !
Son père lui offre sa première batterie rudimentaire pour le noël 1961.
Deux ans plus tard, il en joue déjà dans diverses formations de Cornouailles, notamment pour le groupe The Reaction.

En 1967, Roger part à Londres pour devenir … dentiste !
Son colocataire lui parle alors de Brian May et Tim Staffell qui cherche un batteur.
C’est le début de Smile … qui avec Freddie Mercury deviendra Queen.

Brian May, le concepteur

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Rien ne laissait penser que Brian May deviendrait un guitariste reconnu mondialement.
Né en 1947, il suit les traces de son père, dessinateur industriel employé dans l’aviation.
C’est un élève brillant qui rêve d’une carrière scientifique.
Il obtient l’équivalent du baccalauréat à seize ans.

À cet âge, il ne joue encore que de l’ukulélé.
Pour occuper son temps libre, il conçoit entièrement une guitare avec son père.
Son objectif : créer un instrument économique qui soit aussi performant que les modèles les plus coûteux.
Il leur faudra deux ans d’étude et fabrication pour obtenir la Red Special, la guitare indissociable de la carrière de Brian May.

À dix-sept ans, il étudie à l‘Imperial College of London, où il se passionne d’astronomie et physique.
Cependant, il continue de fréquenter son camarade de lycée, Tim Staffell, avec qui il partage la passion du rock’n’roll.
En 1964, ils forment ensemble 1984, qui deviendra Smile, puis Queen quand Freddie remplace Tim Staffell.

À 58 ans, Brian May a obtenu un doctorat en astrophysique et a été officiellement nommé chercheur libre à l’Imperial College.

John Deacon, le discret

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Si Freddie Mercury est l’exubérance, Roger Taylor la brutalité, Brian May l’intelligence, John Deacon est sans nul doute la discrétion.
On sait peu de choses de sa vie privée.

Né dans le centre de l’Angleterre en 1951, il a été guitariste pour le groupe The Opposition de 1965 à 1969.
Il obtient un diplôme d’électronique au Chelsea College …
Connaissances utiles car elles lui permettront d’installer le matériel de Queen à ses débuts !

Membre discret mais productif : on lui doit les tubes « You’re my best friend », « I want to break free » et « Another one bites the dust »

John Deacon a pris sa retraite de la scène musicale en 1997, sans jamais avoir fait d’album solo (contrairement à ses trois autres collègues).




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