Le « Big Three » de Star Wars : Mark, Carrie, Harrison

Dans la famille Skywalker, je demande le fils, la soeur, le beauf !

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Mark Hamill et le syndrome Luke Skywalker

Ou comment un rôle peut trop coller à la peau. C’est le lot de plusieurs autres acteurs. (Qui se rappelle de Timothy Dalton, ex-James Bond ? Et que devient Elijah Wood depuis Le Hobbit ?)

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Avant Star Wars, Mark Hamill était inconnu au bataillon (ou tout comme !). À peine quelques apparitions dans des séries (comme le Bill Cosby Show) et un rôle récurrent dans le très populaire General Hospital. Mais rien de très folichon.

Il doit d’avoir hérité du sabre laser à son colocataire, un certain Freddy Krueger … Enfin, Robert Englund. Qui lui parle d’une audition à laquelle il n’a pas été retenue. Mark Hamill s’y rend et livre une interprétation qui séduit le réalisateur, George Lucas. Le jeune acteur est emballé, pour lui le film sera un succès. Mais à quel prix ?

Car à la fin de la trilogie, seul son nom intéresse les producteurs. Les rôles sont médiocres, les propositions peu abondantes. Il se tourne vers le doublage, notamment de dessins animés : The New Scooby-Doo MoviesLes Quatre fantastiques, Les SimpsonBob l’éponge, mais surtout Joker dans Batman.

Je fais du doublage parce que ça m’amuse. Je me sens tellement chanceux d’être impliqué dans des projets qui sont des choses que j’adorais quand j’étais gamin. 

C’est le travail parfait pour un acteur paresseux ! Vous n’avez même pas besoin de mémoriser votre script, vous pouvez aller travailler en ne faisant aucun effort vestimentaire ni physique. 

Quant au cinéma, il y aura quelques apparitions anecdotiques : Le Village des damnés de John Carpenter (1995), Jay et Bob contre-attaquent (2001) avec Ben Affleck, et puis Kingsman : Services secrets (2014).

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Il faudra attendre 30 ans pour que le public voit son visage et à nouveau grâce à Star Wars. Un univers que Mark Hamill n’a finalement pas vraiment quitté. Celui qui se rêvait dessinateur est resté proche de la communauté de fans, grâce à sa composition dans Star Wars : Clone Wars.

Son retour pour l’Épisode VII n’était pourtant pas si évident et s’est fait dans une certaine douleur :

Il a fallu tout d’abord que je me fasse à l’idée que je revenais. Ça, c’était le vrai choc. C’est paradoxal parce que je venais de passer une grande partie de ma vie à essayer de mettre Star Wars derrière moi, juste pour pouvoir avancer et faire autre chose dans ma carrière d’acteur, profiter de ma famille, faire des voix, tout cela loin de cette fabuleuse franchise.

Il semble néanmoins que la première réticence se soit envolée :

Je n’aurais pas accepté si Harrison et Carrie n’avaient pas été impliqués dans tout cela.

Alors même si ce n’est que pour le plaisir de retrouver ses vieux copains, après avoir vu l’Épisode VIII, nous lui disons : Merci d’avoir dit Oui !

(citations : entretien pour le magazine Geek)

Carrie Fisher, un phœnix à Hollywood

Carrie Fisher a, elle aussi, eu du mal à dépasser son rôle à macarrons. Cependant, contrairement à son frère dans la fiction, sa traversée du désert fut davantage liée à sa vie personnelle. Elle sut néanmoins rebondir et ne fit pas une carrière, mais trois.

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Carrie n’est pas n’importe qui. Sa mère, Debbie Reynolds, est la star féminine de Singin’ in the Rain (1952). Son père Eddie Fisher abandonna femme et enfant pour se remarier avec Elisabeth Taylor. Autant dire qu’Hollywood n’avait pas de secret pour la jeune actrice.

Vous ne pouvez pas trouver de véritable affection à Hollywood parce que tout le monde feint l’affection avec tellement de talent !

Carrie Fisher débute avec sa mère, sur les planches de Broadway à 15 ans.

J’ai toujours voulu faire ce que faisait ma mère : s’habiller, tirer sur des gens, tomber dans la boue. Je n’ai jamais envisagé autre chose.

Rapidement le cinéma lui fait de l’oeil et on la voit dans Shampoo (1975) avec Warren Beatty. Elle devait jouer Carrie dans le film du même nom (1974) mais Brian de Palma et George Lucas, qui font casting commun, échangent leurs actrices. Sissy Spacek hérite de son rôle et Fisher du sien : elle sera la princesse Leia.

À tout juste 19 ans, Carrie Fisher a un charisme fou et rend crédible l’autorité de son personnage. Son succès est digne de celui obtenu par sa mère des décennies plus tôt … C’est pourquoi elle le craint. Si on la voit régulièrement sur les écrans, ce ne sont jamais des rôles d’envergure. Elle refuse les superproductions (par exemple le rôle de Sarah Connor dans Terminator (1984)).

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Niveau personnel, Carrie Fisher a des problèmes avec l’alcool et les drogues, expliqués sur le tard par sa bipolarité. Pour s’en sortir, il y a les cures de désintoxication et aussi l’écriture, une autre façon d’exploiter son talent. Sa plume est humoristique et ses livres, souvent inspirés de sa vie, sont des best-sellers. En parrallèle et dans l’ombre, elle devient dans les années 90 une « script-doctor » appréciée, améliorant les scénarii de Hook, Sister Act et même la prélogie Star Wars.

Troisième carrière et joli succès dans le one woman show Wishful Drinking (2008), dans laquelle elle se moque d’elle-même.

Carrie Fisher a revêtu l’uniforme de Générale Leia pour les Épisodes VII et VIII avec plaisir et motivation. Respectivement centré autour de Han Solo et Luke Skywalker, le dernier opus de cette nouvelle trilogie devait être le sien. Malheureusement, l’éternelle princesse est victime d’un arrêt cardiaque et décède le 27 décembre 2016. Sa mère Debbie Reynolds succombe à un AVC le lendemain.

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Harrison Ford, l’homme qui voulait tuer Han Solo

La princesse Leia serait-elle tombée amoureuse de Han, s’il avait été l’Ureallian reptilien que voulait George Lucas dans ses premières versions ? Pas sûr ! Le dragueur, moqueur, hors-la-loi, est certes un antihéros. Mais avec une telle gueule, qui ne lui pardonnerait pas ?! Et dans le rôle, Harrison Ford est magistral.

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Tombé dans l’art dramatique par hasard et sans grand sérieux, son talent est indéniable. Il joue la folie pour échapper à la guerre du Viêt Nam. Avec succès, et c’est bien le seul. Les débuts sont si difficiles qu’il abandonne le métier et devient menuisier ! À 30 ans et père de famille, il faut bien gagner sa vie. Ses travaux lui font rencontrer un directeur de casting qui lui présente un réalisateur encore inconnu, George Lucas. Celui-ci lui propose un rôle dans son film American Graffiti (1973), véritable succès en salle.

Bien que remotivé par l’expérience, Harrison Ford s’en retourne travailler le bois, les cachets ne sont pas encore suffisants. George Lucas l’engage à nouveau, mais pour un chantier, puis pour donner la réplique aux acteurs venus chez lui pour auditionner. Harrison Ford se lâche, improvise et campe un personnage plus drôle que celui prévu par le scénario. Lucas a beau ne pas vouloir d’acteur connu dans Star Wars, l’évidence est là : Harrison est le Han parfait.

Pourtant, l’acteur est lucide. Ce n’est plus un jeune premier, il n’a plus de temps à perdre. Il ne veut pas être associé indéfiniment à un seul grand rôle, Il demande donc à George Lucas de tuer Han Solo à chaque  nouvel opus (il aura attendu 30 ans pour être exaucé !).

Je ne suis pas vraiment nostalgique. Je suis très pragmatique à propos de ce que je fais et de comment je le fais… juste un autre jour de travail. 

(Interview à Entertainment Weekly)

La carrière d’Harrison Ford, on la connaît. C’est l’un des acteurs les plus bankables d’Hollywood. Blade Runner, Indiana Jones, Jeux de guerre … Tiens, tiens, des rôles à suites …

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