7 films qui font aimer les Maths

E=mc²… Coupez !

Les maths au cinéma, c’est souvent de la matière à biopics.
Une plongée dans le fouillis neuronal de génies …
Et ça fait bizarrement rêver !

Will Hunting 

(1997, Gus Van Sant)
Bande-annonce ici

maths
Quand Will dessine des étoiles au tableau, ses profs n’en reviennent pas !

Les infos à replacer !

  • Le film a reçu l’Oscar du meilleur scénario original.
    Il a été écrit par deux BFF , acteurs en semi-chômage : Matt Damon et Ben Affleck.
  • La première version du scénario était … un thriller !

De quoi ça parle ? (Spoiler)

Will Hunting (Matt Damon) est un orphelin d’une vingtaine d’années, qui traîne de lourdes casseroles émotionnelles.
Entre deux bagarres alcoolisées, il dévore toute sorte de livres, qu’il retient sans effort.
Un soir qu’il balaie une université de prestige, Will Hunting résoud des problèmes de mathématiques posés par le professeur Lambeau (Stellan Skarsgård).
Enfin repéré et encouragé, le jeune surdoué autodidacte s’épanouit intellectuellement.

Par contre, niveau émotionnel, c’est pas encore ça … Malgré un début de relation stable avec Skylar (Minnie Driver).
On le force à la thérapie et c’est le docteur Sean Maguire (Robin Williams) qui s’y colle.
Une relation de confiance s’établit peu à peu entre eux, le psy l’aidant à surmonter ses traumatismes de l’enfance.
(Scène émouvante du « C’est pas ta faute »)

Will Hunting fait alors face à un dilemne.

  • Consacrer sa vie à l’excellence intellectuelle, comme l’incite Lambeau.
  • Ou s’épanouir personnellement avec la femme qu’il aime, comme lui apprend Maguire … Ce qu’il fait.

Et les maths dans tout ça ?

Le film parle de « système Fourier », montre des diagrammes de Dynkin …
Mais on apprend surtout que la médaille Fields est une récompense prestigieuse, l’équivalent du Prix Nobel pour les maths !

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Imitation Game

(2014, Morten Tyldum)
Bande Annonce ici

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« Euh … Je suis sensé faire quoi, là ? »

Les infos à replacer !

  • La musique du film a été composée en 3 semaines par Alexandre Desplats:
    Ce français a été deux fois oscarisé : pour The Grand Budapest Hotel (2014, Wes Anderson) et La Forme de l’Eau (2017, Guillermo del Toro).
  • La réplique souvent reprise dans le film :
    « Parfois, ce sont les personnes qu’on imagine capables de rien qui font des choses que personne n’aurait imaginées. »

De quoi ça parle ?

Imitation Game évoque, avec des flashbacks romancés, deux aspects de la véritable histoire d’Alan Turing (joué par Benedict Cumberbatch).

  • Comment il a décrypté la machine Enigma, utilisé pour coder tous les messages du Troisième Reich.
  • Comment son travail Secret Défense ne lui évita pas de se faire condamné pour homosexualité en 1952.

Et les maths dans tout ça ?

Bien entendu, tout le film tourne autour, Alan Turing étant le père de l’informatique moderne.
Il montre le premier « ordinateur » conçu pour décrypter Enigma.
Mais le titre évoque surtout ce qui deviendra le Test de Turing, sensé répondre à la question « cette machine peut-elle penser ? ».

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Pi

(1998, Darren Aronofsky)
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Un jour, les ordinateurs seront portables …

L’info à replacer !

  • C’est le premier long métrage de Darren Aronofsky, le réalisateur de Requiem for a dream (2000) et Black Swan (2010).

De quoi ça parle ? (Spoiler)

New York, pendant ce qui semble être les années 80 (vues la taille des ordis et des disquettes !).

Max Cohen (Sean Gullette) est un mathématicien migraineux qui pense, respire, hallucine chiffres !
Complétement obsédé par la programmation de son ordinateur Euclid, ses seuls contacts sont Jenna, une jeune fille qu’il fascine, et Sol Robeson, son ancien mentor invalide.

Un jour, Euclid affiche une suite aléatoire de 216 chiffres, que Max ne peut expliquer, mais que Sol semble connaître.
Après avoir rencontré un juif qui étudie mathématiquement la Torah, Max découvre que ce numéro représente le nom de Dieu.
Il peut ainsi comprendre les tendances boursières sur lesquelles il travaillait depuis des années.
En parrallèle, ses maux de tête s’intensifient.

Des agents de Wall Street, comme son ami juif, essaient de forcer Max à leur révéler la suite de 216 chiffres.
Mais le mathématicien ne veut pas partager sa révélation divine.

Se réfugiant chez Sol, Max découvre son mentor décédé des suites d’un AVC, et trouve la suite mathématique écrite dans ses études.
Sentant proche l’infarctus cérébral ou la folie, Max détruit une partie d’Euclid et réalise sa propre trépanation.

Le film se termine sur Jenna qui s’approche de Max dans un parc.
Elle l’interroge sur le résultat de plusieurs calculs et le mathématicien lui répond paisiblement ne pas connaître les réponses.

Et les maths dans tout ça ?

Même si la constante π n’est pas directement le sujet du film, la suite de 216 chiffres, indispensable à l’univers, y fait forcément penser.
Et tout le film se construit autour des maths.
Sont notamment évoquées la spirale d’or et la théorie du chaos

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Envers et contre tous 

(1988, Ramón Menéndez)

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Le stéréotype du prof de maths : chandail et mèche cache-calvitie !

Les infos à replacer !

  • Ce film est culte aux États-Unis.
    Son titre original : Stand and deliver.
    La prestigieuse Bibliothèque du Congrès l’a inclus dans son Registre National.
    Et l’American Film Institute le classe 86ème dans la liste des 100 films les plus inspirants.
  • Un des élèves du film est interprété par Lou Diamond Phillips, vu dans La Bamba (1987, Luis Valdez) …
  • … Et un prof par Andy Garcia himself !

De quoi ça parle ? (Spoiler)

C’est l’histoire (presque) vraie de Jaime Escalante, prof de maths dans un collège de Los Angeles.
La plupart de ses élèves sont d’origine modeste, latinos et en échec scolaire. 

Escalante met en place des cours d’été pour mettre sa classe au niveau.
Conscient de leur potentiel, il encourage ses élèves à passer un examen de maths avancé (AP Calculus).
Et ce malgré, le cynisme de ses collègues.

Alors que les ados réussissent leur examen, ils sont accusés d’avoir triché.
Escalante les défend et estime qu’ils sont victimes de racisme social.
Les élèves repassent et réussissent à nouveau l’examen, après une seule journée de préparation.

Et les maths dans tout ça ?

Le film est plus un biopic qu’un abrégé d’histoire mathématique …
Mais on voit souvent des problèmes au tableau !

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Les figures de l’ombre

(2016, Theodore Melfi)
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« Who runs the world ? Girls ! »

Les infos à replacer !

  • Le film est l’adaptation de la biographie Hidden Figures de Margot Lee Shetterly.
  • Après sa sortie, la marque Lego a décidé de créer une série de figurines représentant 7 vraies femmes scientifiques.

De quoi ça parle ? 

Le film suit trois afro-américaines, ayant réellement vécu dans les années 60 …
En plein machisme et ségrégationnisme.

  • La mathématicienne Katherine Goble, qui s’imposa dans le programme spatial malgré les réticences de ses collègues.
  • L’ ingénieure Mary Jackson (Janelle Monáe), qui lutta devant les tribunaux pour poursuivre ses études dans une université pour blancs.
  • Leur superviseure Dorothy Vaughan (Octavia Spencer), qui passa de calculatrice humaine à figure majeure dans la programmation informatique naissante.

Et les maths dans tout ça ?

L’angle biographique n’empêche pas d’en apprendre davantage sur les sciences.
Ça parle méthode d’Euler, langage de programmation Fortran
Sans oublier le lancement de Friendship 7 et les premiers (et encombrants) IBM !

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Un homme d’exception

(2001, Ron Howard)
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Force, honneur … et schizophrénie !

Les infos à replacer !

  • Le film a obtenu 4 Oscars en 2002 : Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleure actrice dans un second rôle pour Jennifer Connelly et Meilleur scénario adapté.
  • Le rôle principal tenu par Russel Crowe a failli être joué par Bruce Willis, Kevin Costner, John Travolta ou Tom Cruise.

De quoi ça parle ? 

Ce biopic très romancé sur John Nash montre plus sa shizophrénie que son parcours.
On le suit depuis ses années d’étudiant en mathématiques jusqu’à son prix Nobel d’économie en 1994.

Alors que des personnages ont été inventés pour illustrer sa maladie mentale, le film n’évoque ni son homosexualité, ni son fils né hors mariage.

Et les maths dans tout ça ?

Le film explique (dans les grandes lignes) la trouvaille mathématique de Nash, applicable en théorie des jeux.

Pour le reste, il y a bien l’histoire d’un complot soviétique, coupures de presse et fils à l’appui.
Mais comme tout est imagination, on n’en saura pas plus … !

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Le stratège

(2011, Bennett Miller)
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Les vieux, les chauves et le BG !

Les infos à replacer !

  • Le titre original du film est Moneyball
  • Malgré 6 nominations, le film n’a remporté aucun Oscar.
    Brad Pitt a perdu celui de Meilleur acteur au profit de … Jean Dujardin (The Artist).

De quoi ça parle ? 

Billy Beane (Brad Pitt) est le (réel) directeur général de l’équipe de baseball des Athletics d’Oakland.
Après une défaite contre les Yankees de New York, il va perdre ses joueurs vedettes et doit les remplacer avec un budget limité.

Beane engage Peter Brand (Jonah Hill), un jeune diplômé en économie à la méthodologie très personnelle.
Plutôt que de suivre son intuition, Brand utilise les statistiques pour évaluer les joueurs.
Suivant sa méthode, Beane embauche trois joueurs sous-estimés, malgré l’opposition du responsable des sports (joué par Philip Seymour Hoffman).

Contre toute attente, l’équipe gagne 20 matchs consécutifs, la plus longue série de victoires de l’histoire de la Ligue américaine !
Les Athletics remportent le titre en 2002 …
Mais perdent, en 2004, contre les Red Sox, qui ont utilisé le modèle inventé par Beane et Brand …

Et les maths dans tout ça ?

Le scénario entier repose sur la sabermétrie, une approche statistique du baseball.
Moralité : les maths servent aussi à taper dans une balle !

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