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« Chantons sous la pluie » comme si vous l’aviez vu !

    « Under my umbrella … ella … ella ! »

    Chantons sous la pluie
    L’ancêtre du pole dance !

    On s’égosille avec sa BO les jours de flotte, mais qui a vraiment vu le film ?
    Pourtant, Chantons sous la pluie est un chef d’œuvre de comédie. Sorti en 1952, il caricature le monde cruel d’Hollywood, avec des numéros devenus cultes.
    On vous donne plusieurs bonnes raisons de (re)voir le film.

    Chantons sous la pluie : De quoi ça parle ?

    Hollywood, 1927.
    Après une longue traversée du désert, Don Lockwood (Gene Kelly) a percé dans le cinéma muet. Avec la belle Lina Lamont (Jean Hagen), il forme le couple adoré du public.

    Mais le cinéma devient parlant et Lina a une voix de crécelle ! Le tournage de leur nouveau film Le Spadassin royal (The Dueling Cavalier) promet un four.

    Don rencontre par hasard Kathy Selden (Debbie Reynolds), une actrice de théâtre qui, elle, chante très bien. Avec son aide et celle de son ami Cosmo Brown (Donald O’Connor), il change le Spadassin en comédie musicale : Le Chevalier chanteur (The Dancing Cavalier … Oui, la traduction est approximative !)

    Pour Don, Kathy accepte même de doubler Lina en secret.
    Mais celle-ci l’apprend. Furieuse et jalouse de l’amour de Don pour Kathy, elle impose au producteur de laisser sa rivale dans l’ombre, ce qu’il accepte à contre-coeur.

    Le temps passe et Le Chevalier chanteur sort en salles.
    La première est un immense succès et le public emballé demande une chanson à Lina. L’actrice fait donc du playback pendant que Kathy chante derrière le rideau.
    Mais pendant la prestation, Don, Cosmo et le producteur révèlent joyeusement la supercherie.

    Lina s’enfuit humiliée, Kathy est acclamée et l’histoire se termine avec un baiser de Don et Kathy devant l’affiche de leur prochain film « Singin’ in the rain ».

    Voir Chantons sous la Pluie

    Pourquoi c’est culte ?

    On connaît tous la BO …

    … formée de succès, incrustés dans l’histoire pour s’assurer l’intérêt du public !
    Par exemple, « Singin’ in the rain », qui n’a franchement aucun rapport avec le scénario, mais qui était un tube bien avant les années 1950. Ou « Good morning », une reprise initialement chantée par Judy Garland et Mickey Rooney dans Place au rythme (1939, Busby Berkeley).

    chantons sous la pluie
    C’est la danse des canards !

    Il y a aussi « Make ’em laugh », plagiat assumé de « Be a Clown » (1948) par Cole Porter. Une séquence acrobatique qui demanda une semaine de récupération à Donald O’Connor.

    Parce que c’est un film qui parle des films …

    … et qui critique le Hollywood légendaire, notamment lorsque le cinéma est devenu parlant.
    La tiédeur initiale des producteurs qui découvrent le son synchronisé, la difficulté des premiers enregistrements, la distribution surréaliste des plateaux … Certains passages du film ont d’ailleurs été inspirés par Buston Keaton, la star du muet qui eut du mal à s’adapter à cette nouvelle technologie.

    Chantons sous la pluie est drôlissime !

    Et d’un comique subtil.
    Pour exemple, la scène initiale de l’avant-première.
    Le film montre des jeunes actrices « amoureuses » de vieux magnats, des acteurs jouant l’amour mais qui se détestent, des réalisateurs qui pètent un cable devant la stupidité des interprètes …

    Les infos qui épatent !

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