« Retour vers le Futur » : Coulisses d’une course contre la montre !

« Nom de Zeus ! »

Film de science-fiction réalisé par Robert Zemeckis
Sortie : 1985
Avec Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Lea Thompson …

retour vers le futur

Répliques cultes

« – Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j’ai bien entendu ?
Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d’une DeLorean ?
– Faut voir grand dans la vie !
Quitte à voyager dans le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! »

« – Alors dites-moi visiteur du futur, qui est président des Etats-Unis en 1985 ?
– Ronald Reagan.
– Ronald Reagan, l’acteur ? Ah Ah ! Et qui est vice-président ? Jerry Lewis ? »

« Je crois que vous n’êtes pas encore prêts pour ce genre de choses.
Par contre vos gosses vont adorer ça ! »

« La route ? Là où on va, on n’a pas besoin de route ! »

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À l’origine : Des potes d’université, Steven Spielberg et Michael Douglas

En 1971, Robert Zemeckis rencontre Bob Gale à l’USC School of Cinematic Arts de Californie.
Tout deux ont la vingtaine, viennent du Midwest et ont biberonné aux films d’Eastwood, James Bond et Walt Disney.
Ils sont aussi fans d’un ancien étudiant, à peine plus vieux, qui vient présenter son premier film à l’USC : un certain Steven Spielberg.

Les trois hommes deviennent copains.
Spielberg devient la star que l’on connaît, mais garde contact avec le duo, produisant même certains de leurs projets.
Malheureusement, Gale / Zemeckis ne décolle pas.

En 1980, Gale ressort une vieille idée, gardée dans un tiroir depuis longtemps.
« J’avais ce titre en tête : « Le Professeur Brown visite le futur ». Pas d’histoire, juste le titre. »
Mais c’est en tombant par hasard sur le vieil almanach de son père que Gale commence à s’imaginer au lycée avec lui.

Le duo se met à écrire le scénario.
Au début de 1981, le premier script est terminé.
Il ne manque plus qu’à le vendre à un producteur … et ce n’est pas gagné !

Gale / Zemeckis essuient une quarantaine de refus.
Pour certains, le film est trop gentillet, pour d’autres, un peu glauque (une mère qui flirte sans le savoir avec son fils ?).

Spielberg propose plusieurs fois de les aider, mais les deux refusent.
Ils craignent de l’associer à nouveau à leur fiasco.

La salvation vient de Michael Douglas, qui a aimé leur film La Grosse Magouille (1980) avec Kurt Russell.
L’acteur veut que Zemeckis réalise À la poursuite du diamant vert (1984).
Chose faite et immense succès.

Le réalisateur peut alors tourner le film de son choix.
Ce sera Retour vers le Futur et cette fois, Spielberg est invité à faire partie de la production.

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De quoi ça parle ?

Hill Valley, le 25 octobre 1985.
Marty McFly vit avec son père George, grand timide maltraité par son chef Biff Tannen, et sa mère alcoolique Lorraine.
Pour sortir de cette ambiance pesante, l’adolescent fréquente un « savant fou », le docteur Emmett Brown, qu’il surnomme « Doc ».
Celui-ci a modifié une DeLorean en machine à voyager dans le temps.

Par accident, Marty se retrouve projeter dans le passé : toujours à Hill Valley, mais le 5 novembre 1955.
Afin de rentrer chez lui, il entre en contact avec le Doc du passé, mais en passant, en profite pour changer le passé de ses parents, afin d’améliorer leur vie ensemble.

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Anecdotes de tournage

Un titre … farfelu

Quand l’équipe adopte le titre Back to Future, tout le monde est ok.
Sauf le Big Boss d’Universal qui ne comprend pas du tout l’idée d’un retour vers le futur.
Il propose à Spielberg le titre Space Man From Pluto.
Pour ne pas froisser l’indispensable patron, le réalisateur rit en disant« Quelle bonne blague ! »
Et l’idée est abandonnée … Heureusement !

Les changements avant le scénario final

Avant d’obtenir l’histoire telle qu’on la connaît, Zemeckis et Gale l’ont pas mal peaufinée.

  • Le prénom de la mère a été changée en Lorraine pour faire plaisir à la femme du patron d’Universal (Lorraine Gary) !
  • Avant d’être une DeLorean, la machine à voyager dans le temps était un engin transporté sur un pick-up.
  • Elle ne fonctionnait pas au Plutonium, mais au Coca-Cola.
    Mais comme Coke possédait alors Columbia Pictures, Universal demanda aux scénaristes de changer de combustible !
  • Le chien Einstein devait être … un chimpanzé !

Comment Michael J.Fox sauva le film

Depuis les débuts du projet, les créateurs de Retour vers le Futur veulent Michael J.Fox dans le rôle principal.
Mais le jeune acteur est occupé sur la très regardée série, Sacrée famille, et ses producteurs ne veulent pas le lâcher.

Ils ouvrent donc le casting et le tout Hollywood défile : Johnny Depp, Charlie Sheen, John Cusack …
Mais personne ne convient.
Tous les autres personnages sont trouvés mais faute de Marty McFly, le tournage est repoussé deux fois.

Obligés de choisir vite quelqu’un, Zemeckis et Gale optent pour Eric Stoltz …
Et ça ne matche pas !

Eric Stoltz plombe aussitôt l’ambiance du tournage, fait la diva, arrive en retard.
Il discute la fin du film, qu’il juge triste, puisque Marty est le seul à se rappeler de son enfance malheureuse:
Fan de la Méthode (Actors Studio), il demande à être appelé Marty sur le plateau.

Cinq semaines de tournage très longues pour un premier montage qui ne plait ni à Zemeckis ni à Spielberg.

C’est alors que Michael J.Fox arrive en fin de saison de sa série. 
Zemeckis, Gale et Spielberg vont alors supplier son producteur qu’il le libère pour leur film.
Finalement, il cède à condition que Fox assure les deux tournages à la fois.
Retour vers le Futur se tourne donc de nuit pour lui !

À mi-film, Eric Stoltz est viré. 
Certains membres du casting ralouillent mais la bonne humeur de Michael J.Fox les gagne rapidement. 
Son professionalisme aussi, lui qui bosse 20 heures par jour, sur deux tournages, en gardant sa politesse et son enthousiasme.

Retour vers le Futur se finit tant bien que mal, laissant l’équipe sur les rotules.
Et surtout la crainte d’avoir fait un navet …

L’Après Retour vers le Futur

Une première projection-test a lieu en mai 1985, soit moins d’un mois après la fin du tournage.
C’est un succès qui se confirme lors de la sortie officielle, le 3 juillet 1985.
11 153 500 dollars engrangés en un week-end, loin devant Rambo 2 et Cocoon.

En France, le film fait près de 4,5 millions d’entrées … Pourtant la critique était mitigée.
« Back to the future, dites-vous ? On a plutôt envie de dire No Future » peut-on lire dans Le Matin !

Peu importe, Robert Zemeckis devient une référence pour Hollywood.
Il profite de cette reconnaissance pour se lancer dans un pari risqué qui sera 4 fois oscarisé : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988).

Le réalisateur retrouve néanmoins ses amis Bob Gale et Steven Spielberg pour les deux suites de son premier grand succès, en 1989 et 1990.

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