Robin Williams : 10 anecdotes qui vous feront l’aimer

Drôle, brillant, irremplaçable

Robin Williams est décédé le 11 août 2014, à tout juste 63 ans.
Souffrant de dépression et de Parkinson, le génial humoriste a choisi de quitter définitivement la scène.
On le regrette encore, car il avait vraiment tout l’air du chic type …

1 – Un talent né de l’adversité

On a dû mal à l’imaginer en regardant ses films, mais le jeune Robin McLaurin Williams n’était pas du tout populaire !
Moqué pour sa petite taille et son surpoids, l’enfant est solitaire.
Aucun camarade ne veut jouer avec lui.
Il s’invente alors des histoires qu’il se raconte en utilisant différentes voix.

2 – Personne ne croyait en lui

Son talent d’imitateur le rend sympathique au lycée.
Pourtant, personne n’imagine encore sa future carrière.
En dernière année, Robin William est élu l’élève « le plus drôle avec le moins de chance de réussir ».
Pas très visionnaires, les copains !

Ses parents ne le sont pas non plus.
Même lorsque Robin reçoit une bourse pour étudier le théâtre dans la prestigieuse Juilliard School.
Lorsqu’en 1998, il reçoit l’Oscar pour son rôle dans Will Hunting (1997, Gus Van Sant), Robin Williams évoque ces réticences familiales dans son discours de remerciement.

« Avant tout, je veux remercier mon père, là-haut, l’homme qui, quand j’ai dit que je voulais être acteur, a dit : ‘Magnifique ! Apprends juste un autre métier au cas où, comme la soudure.' »

robin williams

3 – Ami de Christopher Reeve, …

Même admis à Juilliard, Robin mène une vie d’étudiant précaire.
Heureusement, il peut compter sur un ami rencontré en cours, Christopher Reeve, qui l’aide économiquement.

Lorsque l’interprète de Superman (1978, Richard Donner) devient tétraplégique en 1994, Robin Williams est l’un des premiers à le soutenir.
Alors que Reeve est hospitalisé après son accident d’équitation, son ami apparaît dans sa chambre.
Déguisé en Dr. Kosevich, son personnage dans Neuf mois aussi (1995, Chris Colombus), il dit être un proctologue russe qui doit faire « un examen rectal à Superman » !

« C’était un moment particulièrement obscur de ma vie et soudain, la porte s’ouvre sur ce type à l’accent russe et qui portait un bonnet bleu et une blouse de chirurgien …
J’ai ri depuis la première fois depuis l’accident.
Mon vieil ami m’aida à comprendre que, d’une façon ou d’une autre, tout irait bien. »
Christopher Reeve

4 – … ami de Steven Spielberg, …

En 1991, Robin Williams joue un Peter Pan adulte dans Hook de Steven Spielberg.
Un film émouvant mais beaucoup plus léger que le grand projet du cinéaste diffusé trois ans plus tard : La Liste de Schindler (1994).
Le tournage de ce film poignant est difficile pour Spielberg.
Robin Williams lui téléphone alors régulièrement pour le faire rire et lui remonter le moral.

« Je l’ai appelé quand je représentais l’association « People for the Valdheimers », qui lève des fonds pour aider des vieux Allemands qui ont oublié tout ce qu’il s’est passé avant 1945. (!)
Je me souviens l’avoir fait rire et il m’en a remercié. »
Robin Williams

5 – … mécène de Jessica Chastain !

En pleine gloire, Robin Williams n’a pas oublié ses débuts difficiles.
Il a financé une bourse octroyée à des élèves de Juilliard.
La première à en bénéficier est la désormais célèbre actrice du Grand Jeu (2017, Aaron Sorkin).

« Robin Williams a changé ma vie.
Grâce à une bourse, il a rendu possible mes études à la fac.
Son esprit de générosité m’encouragera à tout jamais à soutenir les autres, comme il m’a soutenue ».
Tweet de Jessica Chastain

robin williams

6 – Un « génie bleu » incorruptible !

Le génie d’Aladdin, c’est lui !

“Au début, je m’en tenais au script.
Puis je leur ai demandé si je pouvais essayer quelque chose, et 18 heures d’enregistrement plus tard, j’ai fait le génie.
J’ai juste commencé à jouer et ils m’ont dit « continue, continue ! »
Alors j’ai improvisé le personnage.
Je pense qu’à la fin, j’ai fait environ 40 voix différentes pour ce rôle. »

Robin Williams

Une prestation vocale qui lui vaut un Golden Globe … et pas beaucoup plus !
Très peu payé (pour des grands studios de cinéma), l’acteur demande par contrat à ce que sa voix ne soit pas utilisée pour du merchandising.
Une clause que Disney ne respecte pas, entraînant une brouille de plusieurs années entre l’acteur et la Walt Disney Company.
Robin Williams a même refusé de se laisser convaincre contre la promesse de recevoir un Picasso original !

7 – L’art d’improviser

Sans doute son plus grand talent, qui a donné des scènes mythiques.
Un autre exemple dans Will Hunting, lorsque Sean (Robin Williams) parle de sa femme décédée à Will (Matt Damon) pendant une de leurs séances psy.

La partie sur ses flatulences n’était pas du tout prévue, ce qui explique le rire franc de Matt Damon, et même les mouvements de caméra !

7 – Les facéties de Madame Doubtfire

Un de ses rôles emblématiques (1993, Chris Colombus) qui lui demandait pourtant des heures de maquillage.
Lors du tournage, entre chaque prise, Robin Williams restait déguisé en Iphigénie Doubtfire.
Pour passer le temps, un jour, il se rend dans un sexshop pour acheter un godemiché … maquillé en vieille gouvernante anglaise BCBG !

« Juste comme ça. Pourquoi pas ?
Ai-je acheté l’objet ? Non.
Suis-je sorti avec une bonne histoire à raconter ? Oui ! »
Robin Williams

8 – Un véritable Docteur Patch

Pour ce rôle (1998, Tom Shadyac), l’acteur interprète un médecin dévoué qui utilise le rire comme recours thérapeutique.
Dans la vie, Robin Williams a également montré son empathie à plusieurs reprises.
Une d’entre elles, en 1993.
Une journaliste de Slate raconte qu’elle avait réuni plusieurs histoires écrites par des enfants malades. L’acteur avait accepté de participer gracieusement à l’enregistrement du livre audio.

« Il a fait toutes les voix.
Je savais que j’étais face à un talent fantastique, le genre qu’on rencontre une fois dans sa vie. »
Dahlia Lithwick

10 – Une passion des jeux vidéo assumée !

Robin Williams était déjà père d’un petit Zachary, né de son premier mariage en 1983, quand il a découvert The Legend of Zelda.
Père et fils deviennent accros.
Alors en 1989, quand sa fille naît, il lui donne le prénom de la célèbre princesse, par ailleurs inspiré de la femme de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald.

En 2011, Robin et Zelda Williams ont participé ensemble à la publicité pour la sortie d’un opus sur Wii.


À sa mort, les créateurs de World of Warcraft ont dédié un personnage à Robin Williams, également fan de ce jeu en ligne.
Un génie bleu …





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