La Statue de la Liberté : Incroyable, elle est Française !

Et Eiffel n’est pas son concepteur !

Statue de la liberté

Depuis 1886, La Statue de la Liberté, de son vrai nom La Liberté éclairant le monde, domine la baie de New York du haut de son rocher de Bedloe. 
Si on sait que cet emblème de l’Amérique est Français, on l’attribue faussement à Gustave Eiffel.
Alors oui, il y est pour quelque chose, mais on doit La Statue de la Liberté au sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904). 
Retour sur ses origines.

Bartholdi, le “sculpteur de la patrie en deuil”

Frédéric Auguste Bartholdi naît en 1834 à Colmar, dans une famille aisée.
Sa mère veuve l’encourage à se lancer dans la sculpture et lui offre son atelier à Paris. 

En 1856, sa ville natale lui commande son premier monument, une statue en bronze du général Rapp, héros des armées napoléoniennes. 

En 1870, Bartholdi participe à la guerre franco-allemande, comme aide de camp de Garibaldi. Pour marquer son soutien à l’Alsace tombée sous la coupe germanique, il sculpte une statue équestre de Vercingétorix (aujourd’hui située à Clermont-Ferrand). 

Autre symbole de liberté achevé en 1880 : le monumental lion de Belfort, de 22 mètres sur 11, sculpté en haut-relief à même la roche, qui célèbre la résistance de la ville pendant un siège prussien.

Ces réalisations majeures transmettent le profond attachement d’Auguste Bartholdi à la liberté …

La Statue de la Liberté a failli être … Égyptienne !

En 1869, le gouvernement égyptien décide de construire un phare à l’entrée du Canal de Suez. Plusieurs sculpteurs présentent leur projet, dont Bartholdi qui propose la statue d’une femme de 26 mètres, drapée et tenant une torche.
Son nom : “L’Égypte apportant la lumière à l’Asie” ou “La liberté éclairant l’Orient”

Un projet refusé par l’Égypte mais qui n’abandonne pas l’esprit de Bartholdi.
Il en fait profiter son ami parlementaire Édouard Laboulaye, qui veut célébrer le centenaire de l’indépendance des États-Unis.
Pourquoi ne pas offrir sa “géante” à ce pays ami ?

Une sacrée géante !

Car la Statue de la Liberté que Bartholdi conçoit finalement, mesure 46 mètres de haut (93 mètres avec le piédestal) et pèse 200 tonnes.

La femme d’acier coiffée d’une couronne à sept pointes (pour les continents ou les océans) brandit la torche de la liberté.
Mais elle foule aussi des chaînes brisées et porte une tablette sur laquelle est gravée la date de l’Indépendance des États-Unis. 

En son intérieur, se trouvent un musée et un escalier de 354 marches, qui mènent jusqu’à la couronne.

Merci Monsieur Eiffel !

Pour l’ossature de sa Statue de la Liberté, Bartholdi fait d’abord appel à Eugène Viollet-Le-Duc (1814-1879). Mais le célèbre architecte, gravement malade, décline l’offre.
Bartholdi engage alors un nouvel ingénieur qui n’a pas encore fait sa Tour parisienne, Gustave Eiffel (1832-1923).

Les ateliers Eiffel fabriquent l’infrastructure métallique à Levallois-Perret.

La fonderie Gaget-Gauthier s’occupe des 300 feuilles de cuivre d’un mètre sur trois.
Pour financer le projet, l’entreprise crée des miniatures de la Statue de la Liberté, qui font fureur aux États-Unis. L’inscription Gaget sur le socle des petits objets devient “Gadget” prononcé à l’américaine !

À jamais new-yorkaise … Mais pas que !

Après plus d’un an de travaux sur place pour assembler les pièces détachées, la Statue de la Liberté est enfin inaugurée le 28 octobre 1886, par le président des États-Unis Grover Cleveland.

Dressée sur ce qui s’appelle désormais Liberty Island, elle accueille les voyageurs venus d’Europe … Sa terre d’origine qu’elle n’a d’ailleurs pas totalement quittée. 

En effet, il existe six répliques dans la capitale française.
Le Comité des Américains de Paris a offert en 1889 la plus connue située devant le Port de Grenelle.
D’abord, érigée de dos aux États-Unis, elle est retournée vers l’Ouest en 1937, conformément au vœu de son sculpteur, Auguste Bartholdi.

Les cinq autres sont dans le jardin du Luxembourg, au musée d’Orsay, au musée d’Arts et Métiers et en tout petit, sur le Centaure de la Place Michel Debré !

Sources
Vivreparis.fr
Télé Star Jeux


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