Tout savoir sur Queen

Débuts, Albums, Live Aid et l’Après-Freddie



Les Débuts

Queen doit tout (ou presque) à … Jimi Hendrix !
Car fin des années 60 et débuts des 70, la référence ultime en matière de rock, c’est The Experience, sa formation qui inspira la création de tant d’autres.
Les membres de Queen sont tous fans du guitariste virtuose.
Et c’est à lui que pense Brian May quand il décide de monter son groupe, avec son camarade de lycée, Tim Staffell.

En 1968, Brian est guitariste, Tim bassiste-chanteur … Il leur manque un batteur.
Ils rédigent donc une petite annonce qu’ils épinglent sur le tableau de l’Imperial College.
L’étudiant en médecine dentaire, Roger Meddows Taylor, y répond.
Le trio se forme sous le nom de Smile. 

Smile fait assez vite quelques prestations (comme la première partie du groupe Yes) et enregistre même un 45 tours, qui passe complètement inaperçu.
Malgré un travail acharné, la mayonnaise ne prend pas.
Cet échec discographique est la goutte d’eau pour Tim Staffell, qui décide de jeter l’éponge en 1970.

Tim Staffell partage sa chambre d’étudiant avec Freddie Mercury, qui est passé de groupe en groupe sans connaître non plus le succès tant espéré.
Il lui propose de le remplacer au sein de Smile.
Aussitôt dit, aussitôt fait.

En 1971, la nouvelle configuration du trio rencontre John Deacon lors d’une soirée en boîte de nuit.
Ce bassiste a également une solide expérience de la scène et réussit l’audition faite dans une salle de conférence de l’Imperial College.

Queen est né. queen

Les albums studios

Sur la pochette de l’album, Freddie Mercury est sous le projecteur d’une scène, symbole du succès à venir …
Promesse pas encore tenue !
Ce premier album, très influencé par le hard rock des 70’s (notamment celui de Led Zeppelin), reçoit un accueil mitigé.
Le désormais célèbre « Keep yourself alive » n’est pas alors un succès commercial.
De nos jours, l’album Queen est considéré comme sensationnel par la critique rock, en raison de son exubérance assumée, annonciatrice d’un style à part.

Queen II se différencie du premier opus mais surtout se distance des influences externes.
Le côté pop est remplacé par des titres plus complexes, plus travaillés musicalement.
Les faces A et B sont appelées « blanche » et « noire » (Side White, Side Black) pour donner l’illusion d’un album-concept …
Mais il n’en est rien !

Curieux nom d’album inspiré par une hépatite B contractée par Brian May en 1974.
(Il composa même une chanson « She Makes Me » comprenant un souffle pathologique pour l’illustrer !).
Sheer Heart Attack réunit les deux « styles Queen » : pas trop hard, pas trop baroque.
C’est l’équilibre parfait entre le côté cérébral des trois membres et la grandeur exubérante de Freddie Mercury.
De la dentelle.

Album inscrit dans l’ouvrage 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie et dans la liste du magazine Rolling Stone des « 500 plus grands albums de tous les temps ».
Entre ballades parfaites (« Love of my life ») et bêtises d’un autre temps (« Lazing on a Sunday Afternoon« ), en passant par le grandiose « Bohemian Rhapsody ».
A night at the Opera illustre l’excentricité so british propre à ses créateurs. 

Comme l’album précédent, A Day at the Races est un titre emprunté aux Marx Brothers.
Ce n’est pas le seul point commun entre les deux opus, mais celui-ci est plus sobre et manque de titres majeurs.
Heureusement il y a « Somebody to love », belle réussite vocale et musicale, notamment grâce au solo de guitare.

On doit à News of the World les deux plus grands hymnes de sport de l’Histoire !
Les très puissants « We are the Champions » et « We will rock you » écrasent même le reste de l’album.
Queen voulait que son public puisse reprendre facilement un de ses titres et le chanter en choeur à la fin de leurs concerts …
C’est désormais chose faite !

Un album plus pop mais qui mélange toujours différents genres, rempli d’humour (pas toujours du meilleur goût, selon certains) et pourtant aux chansons très formatées pour la radio.

Gros succès commercial.
Avec ses deux singles qui cartonnent, The Game montre que Queen ne se fixe aucune limite musicale.
Le rock progressif des débuts disparaît, bien qu’il reste quelques touches de hard rock.
Le groupe assume désormais de rechercher l’aval du public. Son but : faire de bonnes chansons qui plaisent, sans prétention.
Et c’est réussi …

Rupture profonde, direction l’électro !
À l’époque de Hot Space, Freddie Mercury a beaucoup fréquenté les boîtes gay de New York et San Francisco.
Et ça se ressent : l’album est disco.
Toujours de bonnes chansons, mais on est loin de « Bohemian Rhapsody » !

Après un congé sabbatique, Queen revient aux fondamentaux : la pop britannique.
The Works contient deux grands tubes, « I Want to Break Free » et « Radio Ga Ga », chacun avec un clip mythique (dans des genres différents !).

Toujours le même éclectisme propre à Queen mais un son plus lourd, que l’on doit aux chansons créées pour et autour du film de Russell Mulcahy, Highlander (avec Christophe Lambert).
À écouter, ne serait-ce que pour le majestueux et symphonique « Who wants to live forever », écrit par Brian May.

The Miracle sort après une pause pour le groupe.
Freddie Mercury a poursuivi sa carrière solo, Roger Taylor a lancé un autre groupe, The Cross, et Brian May a produit sa future épouse.
L’album est porté par des chansons puissantes qui ne seront pas défendues sur scène : Freddie Mercury se sait atteint du sida …

Dernier album enregistré du vivant de Freddie Mercury : son chant du cygne.
On retiendra à jamais la dernière chanson de l’album, « The Show must go on », testament du chanteur à son public.

Alors qu’il sait que sa fin approche, Freddie Mercury enregistre le maximum de vocaux possibles, afin que le groupe ait assez de matériel pour un dernier opus ensemble.
En 1993, les trois membres survivants lui font honneur avec cet album-héritage décent, qui n’a rien de l’exploitation commerciale.

Live Aid : un concert inoubliable

De toutes les performances scéniques de Queen, celle-ci est sans doute la plus marquante.

queenConcert organisé en juillet 1985, pour lever des fonds pour l’Éthiopie, le Live Aid rassembla les meilleurs artistes de l’époque.
U2, David Bowie, Dire Straits, Duran Duran, The Who, Elton John, Madonna, Bob Dylan, Status Quo, Robert Plant et Jimmy Page …

Queen n’occupa la scène que pendant vingt minutes, pour interpréter ses plus grands hits : « Bohemian Rhapsody », « Radio Ga Ga », « We will rock you », « We are the champions »
Accompagnés de 72.000 personnes, qui s’en souviennent encore !

La courte apparition du groupe fut consacrée, des années plus tard, « Meilleur concert rock de tous les temps », devant ceux de Jimi Hendrix à Woodstock et des Sex Pistols à Manchester.

Queen

Queen après Freddie Mercury

Depuis la mort de son leader, il y a eu plusieurs projets menés par Brian May et Roger Taylor.

  • Queen +, qui réunit le groupe et un artiste invité : Queen + Wyclef Jean et Queen + Elton John.
  • une comédie musicale We Will Rock You, basée sur les chansons du groupe, lancée en 2002.
  • Quatre nouveaux morceaux, en 2003, créés dans un but caritatif (lutte contre le SIDA) à la demande de Nelson Mandela .
  • Et puis, dès 2005, la collaboration avec Paul Rodgers pour une tournée et même un album studio aux chansons inédites.
  • Dernièrement, c’est Adam Lambert, découvert dans l’émission American Idol, qui chante pour le groupe.

Mais il reste toujours cette question en suspens, que répètent les puristes :
Queen reste-t-il encore Queen, sans la voix et le charisme de Freddie ?

À voir …




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